Glossaire [Chefs-d'oeuvre de la collection Grandidier]

Glossaire

Q

Qilin
Ce cervidé mythique est l’un des quatre animaux célestes, surnaturels ou bénéfiques de la Chine ancienne, avec le dragon, le phénix et la tortue. Il représente un équivalent de la licorne pour les Chinois, mais il possède une tête de dragon, des pattes fines terminées par des pieds fourchus et une queue touffue ; son corps couvert d’écailles est entouré de flammes. Il représente la félicité parfaite, la douceur, la paix et la prospérité. C’est un animal bienveillant et l’un des "quatre animaux surnaturels". On le retourve associé au centre et à la terre dans les cinq éléments chinois.
Le qilin est censé vivre mille ans et apparaître lors de la naissance des empereurs. Lorsqu’il est chevauché par un enfant, il est associé au thème de la descendance et véhicule le voeu d’avoir un garçon.

 

Quatre animaux surnaturels siling
Selon la légende, quatre animaux célestes et bienveillants seraient responsable de la création du monde : le dragon, le phénix, le qilin et la tortue. On les retrouve aux cotés du tigre dans les cinq éléments chinois.

 

Quatre animaux surnaturels sishen
Quatre animaux légendaires siégeant aux quatre points cardinaux de l’univers : le dragon vert de l’Est, l’oiseau rouge du Sud, le tigre blanc de l’Ouest et la tortue noire du Nord. Cette croyance qui reflète la perception cosmologique des chinois se retrouve dans les cinq éléments, qui ajoutent aux animaux cités le qilin jaune du Centre. Les quatre animaux fastes sishen sont souvent représentés sur des objets funaires ; dans des tombes de l’époque Han, ils sont dotés de pouvoir protecteur.

 

Quatre arts (femmes)
Ce motif représentent des femmes, généralement dans un intérieur ou sur une terrasse, s’adonnant à quatre arts de l’univers des lettrés et présentant ainsi une image de femmes cultivées : elles contemplent de rouleaux de peinture (hua), jouent de la cithare qin ou aux échecs (qi) ou parcourent un livre (shu). Elles symbolisent les quatre arts des lettré, la peinture, la musique, les échecs et la littérature, ainsi que leur réunion.

 

Quatre arts (objets)
Quatre emblèmes évoquant quatre arts majeurs en Chine : la cithare qin (la musique), l’échiquier qi (les échecs), le livre shu (la littérature et la poésie) et les rouleaux de peinture hua (la peinture).

 

Quatre beautés (si mei)
Quatre beautés antiques incomparables : Xi Shi du royaume de Yue, Wang Zhaojun de la dynastie Han de l’Ouest (-216 av. J.-C.-8), Diao Chan de la dynastie des Han de l’Est et Yang Guifei (719-756), concubine de l’empereur Minghuang des Tang.

 

Quatre gentilhommes (si junzi)
Un des thèmes favoris des lettrés qui identifie les vertus confucéenes telles l’intégrité, la fidélité et la persévérance, comprenant le prunus, le bambou, le chrysanthème et l’orchidée.

 

Quatre poissons (qing bai li gui)
Ce décor à rébus associe quatre poissons d’eau vive : le maquereau (qing), le corégone ou un poisson de la famille des corégonidés (bai), la carpe (li) et le poisson mandarin (gui), parfois représentés parmi des plantes aquatiques. La combinaison de leurs noms constituent par homophonie un jeu de mot signifiant "être propre et non corrompu".

 

Quatre prédilections (siai tu)
Ce thème décoratif évoque les prédilections de quatre célèbres lettrés : celle de Wang Xizhi (env. 321-379), célèbre calligraphe des Jin de l’Est, pour les oies; celle de Tao Yuanming (env. 365-427), poète des Jin de l’Est, pour les chrysanthèmes; celle de Li Bo (701-762), poète de l’époque Tang, pour l’alcool; enfin celle de Zhou Dunyi (1017-1073), philosophe des Song du Nord, pour les fleurs de lotus (cf. La Splendeur du feu, op. cit. p. 50).

 

Quatre trésors du studio de lettré
Motif associant quatre objets indispensables en peinture et en calligraphie : le papier, le pinceau, l’encre et la pierre à encre.

 

© Réunion des musées nationaux